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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 11:31
Après la mort de Tante Charlotte, voici que mon Papy se retrouve à l'hôpital, transporté d'urgence en hélico parce que son coeur s'est mis à battre n'importe comment. 
Et voilà que c'est mon chéri qui se retrouve à l'hosto, en isolement pour une suspicion de tuberculose. Là, j'en ai ras la casquette ! Une bonne nouvelle ne serait pas de trop... 
Par Zebuth
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 21:48
J'ai pleuré ce soir et je continue encore. Je ressens une tristesse très profonde qui me fait couler les larmes sans que je puisse réellement me détacher. Voici maintenant 3 semaines, j'ai perdu ma mamie. La maman de mon papa. Celle qu'on appelait "Mamie de Nîmes". Mon père est orphelin maintenant : il a perdu son père puis sa mère. C'est lui qui m'a téléphoné pour me dire que Mamie était morte. Sauf qu'il n'a pas dit "morte" ou "décédée". Il a marqué un temps de pause, comme si il réfléchissait au mot qu'il fallait employer et il a fini par dire : "Ta Mamie a cessé de vivre". Et c'est très exactement ce qui s'est passé. C'était le mot juste. "morte" ou "décédé", ça ne veut pas dire grand chose, ou alors ça fait penser à des animaux ou des corps inertes, sans identité. "A cessé de vivre"... C'est exactement ça.
Et ce sont ces paroles que je me suis remémorées lorsque j'ai vu le corps de ma Mamie étendu dans le cercueil. Elle ne ressemblait plus vraiment à la Mamie que j'avais connue. Elle n'avait plus ses lunettes, elle avait un teint terne et même un peu verdâtre, elle était immobile. Mais ce qui était le plus frappant, c'est qu'elle ne vivait plus. Elle avait cessé de vivre.
Je la reconnaissais pourtant très bien, et en même temps, ce n'était pas elle. ça m'a un peu choquée et j'ai pleuré en la voyant. J'ai réalisé.
Je savais en repartant de Nîmes que je n'avais pas pleuré autant que je l'aurais voulu.
Et voilà que mercredi, ma maman me laisse un message sur mon répondeur disant que Tante Charlotte est morte elle aussi. C'est la Tante de ma mère, la soeur de ma "Mamie de Nantes", mon autre Mamie. Elle mesurait à peine 1M45, pesait tout juste 40kg, elle était bossue, ce qui lui causait beaucoup de problèmes de santé. J'aimais bien la voir quand j'étais ado car elle était très bavarde et marrante. Je me souviens d'un long repas où elle nous avait fait rire en parlant de Super Nana, l'animatrice radio. Elle adorait l'écouter et se couchait très tard le soir à cause de cela. Quand j'ai appris le décès de Super Nana (d'un cancer, elle devait avoir la cinquantaine à peine), j'ai immédiatement pensé à Tante Charlotte qui l'aimait tant. Elle nous en parlait beaucoup, racontait les émissions en nous faisant rigoler. Mais déjà quand Super Nana a succombé à sa maladie, Tante Charlotte n'était plus si rigolotte car elle avait déjà de gros ennuis de santé : sa bosse lui posait beaucoup de problèmes pour respirer. Elle avait depuis plusieurs années un respirateur pour la nuit. Elle l'avait nommé Oscar ou ROdolphe, quelque chose comme ça. Quand elle en parlait, ça nous faisait rigoler. Et Puis Rodolphe a fini par lui tenir compagnie le jour, en plus de la nuit, afin qu'elle ne s'asphyxie pas. Et puis voilà... Maintenant, elle n'en a plus besoin. Et moi je suis triste.

Ma mère m'a dit qu'à son enterrement, le plus surprenant, c'était de savoir qu'elle était là, mais de ne pas l'entendre. Elle était tellement bavarde qu'on ne pouvait pas en placer une.

Mon grand-père qui la connaissait bien (c'était sa belle-soeur) et qui s'était occupé d'elle, était souvent dans la lune ces jours-ci. Parce que les enterrements de ceux de sa génération viennent de commencer. Tante Charlotte avait le même âge que lui. Et mon Papy a fait un infarctus il y a peu de temps... ça l'a beaucoup remué. Et moi aussi. J'ai réalisé qu'on pouvait m'appeler un jour pour me dire qu'il n'était plus. Et ça, je ne suis pas prête du tout. Pour Tante Charlotte et Mamie de Nîmes, ou même pour mon Papy de Nîmes, on savait déjà plusieurs jours avant que la fin était proche. On peut se dire qu'on commence à se faire une raison. ça n'enlève pas le chagrin, contrairement à ce que j'aurais cru.

Mamie de Nîmes avait 94 ans. Beaucoup pourront me dire que j'en ai profité, qu'elle a eu une longue vie, que c'est bien. Il n'empêche que je suis triste quand même. Sans doute parce que je ne pleure pas seulement ma mamie, mais tous les souvenirs qui vont avec.
Le plus triste, c'est que ma fille ne l'aura pas connue, que quand j'essaierai de l'imiter (son accent, ses expressions, sa façon de dire "Mon astre" en regardant mon Papa les yeux pleins d'amour), ça ne lui ressemblera pas du tout. Que sa voix est éteinte et que plus personne ne l'entendra dire "L'eau, c'est pour les canard". Personne... 
C'est la vie, il y aura plein d'autres voix à entendre. Mais c'est une des voix qui fait partie de ma vie, alors je suis triste de l'avoir perdue. 
Par Zebuth
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 13:15
C'est assez surprenant parfois de constater à quel point on peut se retrouver seul tout en étant très entouré. Cela fait deux ou trois semaines que je tourne en rond à longueur de journée. Je passe des coups de fil, j'écris des mails, je fais des courriers, mais les réponses sont inexistantes. Aujourd'hui, je ne sais plus à qui envoyer, et quoi envoyer. J'ai semé tellement de graines qui n'ont pas germé que j'en suis épuisée moralement. Il faudrait pourtant que je m'y remette, que je travaille, mais impossible : je n'ai plus d'énergie, plus d'inspiration. Alors je passe des heures devant l'ordinateur à écrire des petites bribes de divers projets, sans être capable d'en attaquer un de front. Comme je suis un peu déprimée, on me dit de profiter de ce temps pour m'occuper de moi. Mais en faisant quoi? J'ai toujours détesté faire les magasins, la dernière fois que je suis allée chez le coiffeur, il a essayé de m'arnaquer et m'a coupé 20 cm de cheveux au lieu de 5. Toutes mes copines sont occupées, ma famille aussi, ma fille veut absolument rester jusqu'à l'heure de la fermeture de la garderie, j'ai cuisiné des dizaines de gâteaux ces temps-ci et ça n'a pas bien réussi à ma ligne, le congélo est plein de mes préparations culinaires (qui n'ont pour objet que de me distraire), l'appartement est sans dessus-dessous. tiens... Voilà une chose que je pourrais faire : ranger ! Mais cela implique un engagement sans condition car quand on commence, on ne s'arrête pas. Et comme dans ma tête, je n'ai pas envie de faire le ménage. Du sport? Oui oui, j'en ai fait, mais avec 4 kg en trop, ce n'est pas une partie de plaisir d'aller promener son popotin remuant sous le nez des clébards agressifs qui font leur promenade en forêt. Désoeuvrée, je suis désoeuvrée. Et j'attends... QUoi? Là, j'ai plein d'idées à donner : un producteur fana de mon travail, un acteur de renom qui veut absolument jouer mon scénario, un facteur porteur de bonne nouvelle, un pote... J'attends qu'il arrive quelque chose. JE ne peux pas m'épuiser à donner sans jamais avoir de retour. Je n'y arrive pas et je suis totalement fatiguée. Alors j'attends... Tiens, je vais aller chercher le courrier. Pour le moment, je n'ai que des "merci mais non..." et les "oui super, je marche!" n'arrivent généralement pas dans les boîtes aux lettres, mais plutôt dans les téléphones. Et le mien ne sonne pas...
Par Zebuth
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 09:05
Ce matin, ça va plutôt bien. Après une forte période de déprime assez profonde, j'ai pleuré une bonne journée entière sans savoir pourquoi jusqu'à mettre le doigt sur le noeud de mes problèmes actuels. Résultat : il ne reste plus qu'à les résoudre (rien que ça!). Et quelques petits événements sont venus ponctuer cette lente remontée de la pente pour l'accélérer. D'abord, j'ai réussi à trouver l'ordi portable de mes rêves et pas trop trop cher en plus. Bon, je ne l'ai pas encore entre les mains, mais ce devrait être chose faite la semaine prochaine. En parlant de cette petite merveille, j'ai dit à un collègue que j'étais toute heureuse car j'allais enfin pouvoir travailler pendant mes vacances. Juste après que ces mots soient sortis de ma bouche, je me suis arrêtée net et j'ai ajouté "Mais je suis débile de me réjouir parce que je vais travailler pendant mes vacances..." ça a bien fait rire mon interlocuteur. Mais c'est tout simplement parce que mon travail me plaît ! Plutôt positif ça non? La deuxième petite merveille qui m'a réjouit ces jours-ci est une anecdote de rien du tout qui m'a fait pouffer de rire quand j'y repensais... ça s'est passé mercredi soir pendant mon entraînement de judo. J'étais la seule fille sur le tapis, entourée par des compétiteurs confirmés plutôt barraqués. Parmi eux, un jeune brésilien très beau qui vient de temps en temps au club. 1m80, 78kg, la peau mat, les yeux noirs, pas un poil de gras... On fait des combats au sol et voilà que le gars se retrouve seul, tout comme moi. Au départ, j'hésite à l'inviter parce que si il est venu s'entraîner là, c'est pour se frotter à des cadors, pas à la seule gonzesse présente, qui plus est pas très forte... Finalement, je l'invite parce que personne d'autre que moi n'est dispo. On commence à combattre au sol et à un moment, on se retrouve lui allongé sur le dos, moi assise entre ses jambes. La technique classique dans ces cas-là, c'est d'attrapper la ceinture des deux mains et d'enfoncer les coudes dans les cuisses pour l'obliger à écarter plus les jambes afin que je passe par dessus. (ça va? tout le monde suit?...). C'est ce que j'entreprend : je me met à tenter d'attraper sa ceinture. Mais je n'y arrive pas, alors j'insiste un peu, et j'arrive enfin à glisser mes doigts sous l'élastique... l'élastique? mais une ceinture n'a pas d'élastique... Je lève le nez vers le mec et je réalise qu'il s'est arrêté net, qu'il me regarde dans les yeux d'un air interrogatif. Je baisse les yeux pour regarder mes mains et je bondis : ce n'était pas sa ceinture!! c'était l'élastique de son slip ! J'étais en train de mettre mes doigts dans son slip !! Je me confond en excuses tout en pouffant bêtement de rire. Bah! Il ne m'en a pas voulu puisqu'on a continué le combat après ça. Mais il a dû se dire que les petites françaises étaient bien entreprenantes... Ben oui, p'têt, mais faut aussi éviter de mettre un slip noir qui dépasse du pantalon de judo et de perdre sa ceinture, ça m'évitera la prochaine fois de passer pour une nymphomane !! Non mais !
Par Zebuth - Publié dans : zebuth
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 09:19
Ma fille va à l'école depuis un mois maintenant. Je m'imaginais que j'allais faire la connaissance de plein d'autres parents, qu'il y aurait de l'ambiance à la sortie, qu'on rigolerait à gorge déployée entre mamans en attendant nos garnements à la sortie. J'imaginais qu'en cas de soucis, plein de mamans et de papas se proposeraient pour dépanner, j'imaginais que j'allais peut être ramasser des copains de ma poulette à la sortie pour les amener à la maison prendre le goûter en groupe en attendant que leurs parents finissent de travailler, et qu'on en ferait autant pour moi, afin que les journées de nos bambins soient moins longues et plus chaleureuses. Eh bien, ça ne se passe pas du tout comme ça ! Dès le début d'année, j'ai arboré mes plus beaux sourires pour sympathiser avec d'autres parents, mais pas un regard et pas de réponses à mes très conviviaux "bonjour!" du matin. J'ai tenté d'engager la conversation avec les parents des gamins qui sympathisaient avec ma Princesse, ou qui auraient pu. J'ai rencontré beaucoup de froideur. Finalement, quelques parents se sont mis à me dire bonjour le matin quand on se croisait, mais le lendemain, pas un mot pour répondre à mon "bonjour". Je me suis demandée si je ne les avais pas fait fuir en allant vers eux aussi facilement, alors je prends mes distances maintenant. Puis on a recommencé à me dire bonjour, mais pas tout le monde. A n'y rien comprendre : c'est ma tenue, mon odeur? Leur humeur du jour? Effarant ! Du coup, ce matin, j'ai tenté un petit test : dire bonjour à tous les parents que je croiserai en allant conduire ma fille et en repartant. Résultat : sur 15 personnes croisées dont plus des 3/4 sont dans la classe de ma fille, 1 seul "bonjour" d'une maman que je ne connaissais même pas. et en arrivant à l'école, une maman qui me dit bonjour avant que je n'ai eu le temps de le faire (Merci madame, merci infiniment...) Pour le reste, que des vents, des gens qui font semblant de ne pas me voir, qui me regardent sans me répondre. j'étais complètement démoralisée en sortant de l'école. Mais peut-être que c'est dû à cette mésaventure de la semaine dernière : une maman d'élève m'appelle pour me proposer d'être suppléante PEEP. La PEEP étant une fédération de parents franchement à droite, je refuse poliment en lui expliquant que ça ne correspond pas à mes convictions, mais que je suis heureuse qu'elle m'ait témoigné de la confiance en me proposant ce poste. Si on considère les résultats des dernières élections, au cours desquelles le député du coin UMP, au bilan catastrophique, a été réélu au premier tour. Et que la plus grande partie de ses voix ont été gagnées dans le quartier où nous habitons... Ceci explique peut être cela. Ce serait un boycott politique ! Moi, seule gauchiste au milieu de tous ces bourg' friqués. C'est pas parce que je vais conduire ma fille à l'école en jogging-baskets avec ma veste rose fluo qu'il faut me rejetter ainsi... Oui, je suis plouc ! Mais une plouc très sympathique. Certes gauchiste, mais ça ne se voit pas tout le temps... Snif! C'est ma faute aussi, à vouloir péter plus haut que mon cul et habiter dans des quartiers estampillés UMP. Bien fait!
Par Zebuth - Publié dans : zebuth
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